Linkbuilding

On-Page ou Linkbuilding, il faut choisir !?

Chaque semaine, sans exception, j’entends quelqu’un demander où il devrait placer son budget en référencement : dans les tactiques « on page » ou dans le netlinking. Malheureusement le référencement n’est pas de la magie mais, il y a de nombreuses entreprises et consultants SEO qui s’alignent pour leur donner la réponse : et cette réponse se trouve être (« coïncidence ») ce dans quoi l’entreprise/le consultant est bon. Lorsque vous êtes un expert avec un marteau, vous commencez à penser que vous pouvez clouer n’importe qui (attendez, ce n’est pas vrai).

Voici la réponse honnête que personne ne veut entendre : « ÇA DEPEND ». Personne ne veut l’entendre parce que tout le monde retournent au point de départ : n’avoir aucune idée de quoi faire ensuite. Au lieu de vous laisser coincer ou de tenter de vous vendre un marteau pour votre boîte à clous, je vais explorer avec vous 4 cas et expliquer comment j’attribuerais votre budget à chacun.

Qu’est-ce que le SEO on page ?

Pour ajouter à la confusion, « on page » peut aussi vouloir dire beaucoup de choses à beaucoup de personnes. Ici, je suis en train d’adopter une vue large – car cela peut signifier la recherche par mot-clé, écrire de bon tags TITRE, le linking interne et l’architecture du crawl, ou même la création de contenu.

Pour les besoins de ce post, disons que le on page est quelque chose que vous contrôlez directement dans le code ou contenu de votre site.

Premier cas : L’Autorité

70% pour le on page, 30% pour le Link-building

L’Autorité est un site bien établi avec un profil de lien certifié et habituellement une bonne base de contenu. Dans beaucoup de cas, il s’agit d’un site évoluant « organiquement » (qui est un mot prétentieux pour dire « sans planification de publication»). L’Autorité peut souffrir d’une ou de plusieurs des choses suivantes :

  • Une recherche par mot-clé démodé qui s’est fait il y à 5 ans, aujourd’hui nous disposons de Google Trends
  • Les mots-clés sont cannibalisés à travers de nombreuses pages
  • Les liens internes se sont multipliés comme de mauvaises herbes
  • L’architecture du site ne reflète pas les buts du business
  • Les titres de page se chevauchent ou sont dupliqués
  • Le contenu ancien mais valable (c’est-à-dire mis en lien) affiche l’erreur 404

Dans beaucoup de cas, personne ne remarque rien, car le profil de lien solide de l’Autorité et son contenu solide le gardent à un bon rang. Le problème est que vous êtes assis sur une mine d’or de potentiel inexploité. Bien sûr, l’Autorité devrait continuer à créer des liens solides, mais un changement (même pour quelques mois) pour vraiment planifier et se concentrer sur les problèmes du « on-page », depuis la recherche par mot-clé, pourrait produire d’excellents résultats.

Deuxième cas : Le Perfectionniste

30% on page, 70% link-building

Le perfectionniste fait souvent partie des nouveaux webmasters. Il a lu 500 blogs SEO et suit toutes les « règles » au mieux, mais il est devenu tellement obsédé par l’idée de construire LE site « parfait » qu’il réussit à diminuer rapidement les rendements. Le perfectionniste veut savoir comment récupérer 0,01% de plus du SEO d’un URL déjà bon en déplaçant un mot-clé.

Il est temps pour le perfectionniste de se rappeler la règle du 80/20 – là arrive un moment où votre on-page est suffisant, au moins pour le moment. Vous devez maitriser Google pour que votre on-page magique travaille, et cela signifie obtenir des liens. Il est important de développer du contenu (ce pourquoi j’ai laissé 30% du budget pour le on page), mais aussi mettre de côté temporairement toute autre tactique de on page et passer 6 mois solides à développer et à mettre en place une stratégie de netlinking.

Troisième cas : Le désordonné

90% on-page, 10% link-building

Le désordonné est un fantôme pour l’ingénieur Google (ou possiblement un cauchemar). Il brise n’importe quelle règle du SEO pour le on page, qui marche bien pour un moment, mais ensuite on entend des « Venez m’aider ! » et autres plaintes, et maintenant Google parle même de le pénaliser parce qu’elle optimise trop. Le dérangé a laissé des choses hors de contrôle, par exemple :

  1. Chemins de chargement bloqués et mauvaises redirections
  2. Duplication basée sur URL massive
  3. Recherche interne, catégories et tags excessifs
  4. Ratio d’insertion de contenu intempestif
  5. Contenu extrêmement « fin »
  6. Linking interne et architecture du site absurde
  7. Une farce de mots-clés indigestes

Dans quelques cas, il peut s’agir de « sur-optimisation » et d’une tentative de manipuler les moteurs de recherche, mais dans d’autres cas, le désordonné est juste ça – un vrai bazar désordonné. Quelque soit la cause, mettez tout à plat et commencez à résoudre les problèmes.

Traquer des liens sans ranger le désordre, c’est comme avoir vos tapis propres alors que votre maison est en train de brûler.

Quatrième cas : Le Bad boy

10% on-page, 90% link-building

Enfin, il y a le bad boy – il casse toute règle de la stratégie Google de création de liens, et ils ont finalement été remarqués. Il peut chuter sur une grande échelle de dévaluation ou récolter une sanction avec un « s » majuscule, dont :

  1. Liens payants
  2. Fermes de liens (link farms), réseaux et échanges
  3. Liens excessivement sous-évalués
  4. Cible du texte d’ancre agressif

Si vous avez été assez mauvais, vous pouvez concourir pour une sérieuse pénalité dans le classement ou même une désindexation. A ce stade, tous les réglages ne vous aideront pas (j’ai laissé 10% juste pour maintenir le site en marche). Vous devez régler le problème et vous attaquer aux liens problématiques.

Au minimum, vous devez arrêtez de faire ce qui vous a mis dans l’embarras et montrer un exemple de link-building positif. Pensez par exemple au linkbaiting qui est un bon compromis (mais c’est du on-page) Vous devriez même en arriver à demander une reconsidération.

Le problème peut être difficile à démêler, et cela dépend beaucoup de la situation, mais jusqu’à ce que vous l’ayez résolu, le bad boy n’ira plus nulle part.

Et à propos du social ?

Avant de recevoir une tonne de commentaires, j’ai délibérément exclu les facteurs sociaux de ce post. Je pense que l’influence du social est grandissante et que cela dessert définitivement votre attention (et votre budget), mais je ne veux pas rendre confus un problème déjà compliqué. Aussi, à ce stade, il n’y a pas de « sanctions » sociales majeures (avec un s minuscule ou majuscule), dont il est difficile de s’en sortir. Cependant, le social doit certainement faire partie d’un mix solide en 2012.

Y a-t-il un mix parfait ?

Je rajoute cela après le fait que plusieurs personnes m’ont questionné, dans les commentaires, sur le scénario 50/50. Bien sûr, les quatre scénarios dans le post sont juste des exemples – basées sur des problèmes récurrents que j’ai observés – et il y a de nombreuses autres combinaisons. J’ai toutefois spécialement évité le mix 50/50 pour une raison: cela impliquait qu’il y a un mix « parfait » que vous pourriez utiliser tout au long du cycle de vie d’un site. Le mix optimal est dynamique, et vous ne devriez jamais le laisser en pilote automatique.

Lorsque vous construisez un nouveau site pour la première fois, vous allez avoir besoin d’investir dans la structure de votre site, dans la recherche par mot-clé, et dans les aspects de le « on-page ». Ce mix constituerait à 100% ou 90% le « on-page », et ce pour quelques mois. Lorsque cette structure est en place et que vous lancez le site, vous avez toujours besoin de créer du contenu, mais vous allez aussi vouloir mettre en place votre link-building. Pour un site naturellement basé sur un contenu neuf (comme un blog ou un site d’actualités), un « on-page » peut représenter 70-80% du mix (je compte le contenu comme « on-page »).

Pour un annuaire ou un site de ressources qui a une masse critique de contenu, vous devriez partir pour 30% de on-page, en construisant sur le long terme et 70% de link-building pour un moment. Le mix ne cessera de changer, tant que votre site évolue et que votre business a besoin de changer.

Une taille unique ne va pas à tout le monde…

Je vais tenter d’être concis et pas trop déplaisant – quand on en arrive à parler du bon mix, il n’y a pas de solution universelle. Le SEO « on-page » et le linkbuilding sont tous les deux importants, mais l’importance de chacun dépend vraiment de vos forces et faiblesses actuelles. Sur le long terme, tout le monde devrait viser un mix de structure « on-page » solide, un contenu unique, un profil de lien certifié, et une présence sociale majeure.

La diversité est le meilleur chemin vers un SEO d’avenir

Si l’algorithme change (Google Panda et Google Pingouin notamment), ou que vous vous heurtez à un problème sur un pilier du référencement, au moins y aura-t-il toujours quelque chose pour soutenir votre toit.

Source : Seomoz What’s Better – On-page or link building

Chombeau Alexandre

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