Dossier : Le Web 3.0 et le Web 4.0 !

Qu’est que le Web 3.0 ?

Origine du Web 3.0

Dans sa version actuelle, le Web (Web 2.0) est essentiellement syntaxique (HTML). La structure des données est bien définie mais le contenu reste non interprété sémantiquement par des machines, l’interprétation se fait uniquement par l’être humain, c’est à lui de rechercher l’information via un moteur de recherche. En effet, la signification du contenu du document reste implicite et le document ne peut pas être manipulé à la base de cette signification.

La nouvelle génération de Web le web 3.0 (ou web sémantique) a pour ambition de lever cette difficulté. Elle fait référence à la vision du Web de demain comme un espace d’échange et d’exploitation de ressources aussi bien par l’homme que par la machine.

Les utilisateurs seront déchargés d’une bonne partie de leurs tâches de recherche, de construction et des combinaisons de résultat. Ces tâches seront accordées à des machines ayant la capacité d’accéder aux contenus des ressources et d’effectuer des raisonnements.

Le Web sémantique pour quels usages ?

Le premier cas d’utilisation du Web sémantique est la recherche d’information. Ce qui nécessite la description des données à propos des ressources disponibles, c’est-à-dire les métadonnées. Le Web sémantique est basé sur le langage RDF destiné à la description des ressources.

Les fonctions d’apprentissage à distance (e-Learning) sont très demandeuses de métadonnées décrivant les objets éducationnels. Ainsi qu’un accès optimisé à ces objets pour évaluer leur adaptation à l’utilisateur.

Le Web sémantique s’applique à des applications comme le commerce électronique afin de décrire les produits au catalogue d’un marchand et faire face au problème de l’hétérogénéité des sources d’informations décrites de manière différentes, et ceci en exprimant et en exploitent des relations entre ces descriptions.

Dans le domaine des services Web, la description des ressources via les langages du Web sémantique est devenue nécessaire pour palier au problème d’interopérabilité en phase de la composition des services Web (c’est-à-dire qu’une sortie de l’un soit l’entrée d’un autre service).

Les outils du Web sémantique

Le Web sémantique doit pouvoir être manipulé par les machines. Il est alors nécessaire de disposer de langages pour :

  • Exprimer les données et les métadonnées (RDF, RDF schéma)
  • Exprimer les ontologies (OWL)

Notons bien que XML est le langage de base. Il a l’avantage d’être fait pour la communication en réseau et de disposer de nombreux outils. Il est donc utilisé pour encoder les langages du Web sémantique.

OWL est utilisé afin de représenter la signification des termes d’un vocabulaire et les relations entre ces termes par rapport à un domaine. Cette représentation des termes et leurs relations est appelée une ontologie

RDF est un langage de manipulation et classification des métadonnées Web, afin de fournir des informations sur les ressources Web et les systèmes qui les utilisent.

Perspective du Web 3.0

Le contenu qui a fait la valeur actuelle du Web 2.0 fera aussi la valeur du Web sémantique (web 3.0). Il est donc indispensable de disposer d’outils permettant de décrire sémantiquement les ressources mises à disposition afin d’en exploiter aux mieux toutes ses capacités.

Ces dernières années, l’internet a vécu plusieurs évolutions au fur et à mesure de l’ajout des nouveaux besoins .Ainsi, après le web 2.0, ensuite le web3.0 qui ont modifié profondément le monde du web, nous entrons dans une nouvelle ère dans la toile marqué par la naissance du web 4.0.

Cette nouvelle technologie a ouvert des nouvelles perspectives concrétisées par l’ajout et le développement des nouvelles fonctionnalités.

Qu’est que le Web 4.0 ?

Introduction au Web 4.0

Pour pouvoir comprendre ce passage révolutionnaire vers le web 4.0, il est incontournable de présenter un bref historique de l’évolution du web. L’évolution de l’internet a commencé avec le web 1.0 qui a contribué à la mise en ligne des données. Ensuite, le web 2.0 vient pour enrichir cette masse de données en ligne par l’apparition des réseaux sociaux tels que Twitter, Facebook et autres sites de partage : Youtube….

Ces outils permettent la communication et le partage des informations (Web participatif). A ce niveau d’évolution, la valeur ajoutée était l’interaction entre les internautes et l’enrichissement du contenu web par l’introduction des documents multimédias (image, son,vidéo..).

Nous passons ainsi d’une simple navigation et consultation des données vers un espace plus interactif et riche où l’internaute gagne plus de pouvoir et devient un acteur collaboratif en partageant ses données avec d’autres utilisateurs. L’évolution de l’internet ne s’est pas arrêtée à ce niveau, mais une nouvelle génération est actuellement en train de voir le jour.

Nous parlons ainsi du web 3.0 ou le web sémantique comme le qualifie certains auteurs. Ce dernier comme toute nouvelle technologie a apporté des nouvelles fonctionnalités et services. Avec cette nouvelle génération, nous passons à un web plus intelligent et intuitif.

L’intelligence dans ce cadre est marquée par l’intégration des informations personnalisées. Le web 3.0 s’approche plus de l’internaute et de ses préférences en visant sa satisfaction. Celle-ci est concrétisée par la mise en valeur de la pertinence des services offerts.

En fait, les utilisateurs se bénéficient d’un contenu web contextuel qui convient avec leurs profils.

Qu’est que le Web 4.0 ?

Les apports successifs du web se poursuivent, et voilà aujourd’hui le web 4.0 est dévoilé. Nova Spivack, patron de Radar Networks désigne le web 4.0 par le WebOS.

Il définit le Web 4.0 comme étant « la possibilité de travailler avec des outils uniquement en ligne ».

Une autre définition vient de Joël de Rosnay, conseiller du président de la Cité des Sciences et de l’Industrie de la Villette, qui le qualifie comme synonyme du « cloud computing » ou informatique en nuages.

Wikipédia définit le cloud computing comme un concept qui fait référence à l’utilisation de la mémoire et des capacités de calcul des ordinateurs et des serveurs répartis dans le monde entier, et liés par un réseau, tel internet.

Ce terme tel qu’il est défini par Joël de Rosnay désigne la mise en communication des différentes technologies tels que l’internet mobile, les environnements intelligents au service de l’être humain. Ce dernier est considéré comme l’acteur central dans tout ce maillage ou réseaux de communication.

Avec ce nouveau concept, nous passons de tous ce qui est réel vers le virtuel où la communication, le partage d’informations et la participation massive dans les réseaux en ligne atteint son max sur le plan social, industriel et politique.

En effet, c’est grâce à ce nouveau paradigme que nous parlons aujourd’hui de la médicine à distance. Dans ce cadre, nous récitons un des exemples cités par Joël de Rosnay.

Dans cet exemple il présente le cas où nous pouvons se servir du « cloud » pour la santé. Ceci est fait en portant des vêtements comportant des puces électroniques détectant sur le corps par des biocapteurs des informations pouvant être envoyés à des ordinateurs connectées à internet via des techniques sans fil tel que le wifi.

Ces informations peuvent être utiles dans le cas où par exemple le porteur des ces vêtements ait un accident ou il est perdu.

Ce dernier peut être retrouvé grâce aux informations communiquées entre les différentes technologies (biocapteurs, internet, satellites).

Autres avantages du Web 4.0?

Un autre avantage du web 4.0 déduit sur le plan économique qui s’illustre par le partage des compétences entre les entreprises concurrentes pour pouvoir répondre plus efficacement aux clients tout en assurant un gain en termes de coût et temps de réponse.

Prenons dans ce cas l’exemple des entreprises qui vendent les logiciels et d’autres qui commercialisent le matériel informatique. La complémentarité des services offerts par ces deux types d’entreprises les incitent à adopter le principe du web 4.0 en communiquant et partageant des informations entre eux pour assurer la compatibilité des produits qu’ils proposent.

Cet exemple résume le principe de certains nouveaux modèles économiques tel que le SaaS( Software as a Service) ou le logiciel en tant que service. Il s’agit d’un concept basé sur l’idée qu’il est plus bénéfique de s’abonner à un logiciel au lieu de l’acheter. Ce modèle permet de délivrer les fonctionnalités logicielles sous la forme d’un service dont l’accès se fait à travers un réseau de communication.

Ainsi, l’entreprise n’a plus besoin d’approches traditionnelles qui nécessitent l’installation des logiciels en local et le paiement des licences. Parmi les applications de ce modèle nous citons le gestionnaire de relation client CRM et la vidéo conférence. L’utilisation de ce modèle économique permet d’améliorer la productivité de l’entreprise et renforcer les compétences de son équipe tout en minimisant le coût.

Le web 4.0 … Mais ?

Néanmoins, en dépit des tous ses avantages, le web 4.0 peut présenter certains dangers dont le plus reconnu est le piratage des informations personnelles et professionnelles exposées sur la toile. Alors la question qui se pose dans ce cas quels mécanismes de sécurité à adopter pour garantir la confidentialité et la sérénité de ces informations.

Mais puisque le piratage provient d’un être humain, nous pouvons dire que la solution pour cette contrainte de sécurité qui peut freiner l’application du web 4.0 ou toute autre technologie web dépend de la conscience et la forte responsabilité des acteurs humains y intervenant.

A noter qu’aujourd’hui, le Web 4.0 serait à l’avance sur le Web 3.0 (Google Agenda, Google Doc par exemple !) Une extension du Web 2.0 … Pas si sûr …
Enfin, et malgré toutes les contraintes liées au web 4.0, l’évolution du web continue, et nous rêvons déjà du web 5.0 …

Share On Facebook
Share On Twitter
Share On Google Plus
Share On Linkedin
1 réponse
  1. Agence Référencement
    Agence Référencement says:

    L’avenir de la société mondiale passe, sans aucun doute, par de nouveaux développements de l’Internet et une intensification marquée de ses usages collectifs globaux, continentaux, régionaux et locaux

    Répondre

Répondre

Want to join the discussion?
Feel free to contribute!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *